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Catégories de mœurs

Trois catégories de mœurs sont spécifiquement désignées C'est ainsi que, selon Curtis, trois catégories de mœurs sont spécifiquement désignées; l'hygiène, la courtoisie et les normes culturelles, chacune contribuant à expliquer le rôle multidimensionnel que les mœurs jouent dans la société. Ces catégories sont basées sur le résultat plutôt que sur la motivation, les manières et les comportements individuellement et peuvent s'inscrire dans 2 catégories ou plus. GUIDE DE L'ESTHÉTICIEN Amazaon.fr Livre numérique Siga como @ Edições Promonet e receber todas as nossas promoções • Mœurs hygiéniques: ce sont des manières qui affectent la transmission des maladies. Ils sont susceptibles d'être enseignés à un âge précoce, principalement par la discipline des parents, le respect d'un comportement positif autour de la continence avec des fluides corporels (comme l'apprentissage de la propreté) et l'évitemen...

HISTOIRE DU COMMERCE

Les débuts des échanges de marchandises remontent à l'un des premiers et des plus remarquables exemples de commerce longue distance. Nous avons évoqué la Route de la Soie entre la Chine et la Rome impériale, apparue vers 100 av. J.­C., lorsque la dynastie han fit de l'Asie centrale une zone sûre pour le transit des caravanes. Les six mille kilomètres de cette route permettaient le transport de soie chinoise, de laine romaine, de métaux précieux et de nombreuses autres marchandises de valeur depuis les ports intermédiaires d'Inde et d'Arabie. De l'est de l'Ancien Monde arrivaient des produits de luxe : épices, bijoux et textiles. En échange de ces marchandises, l'Europe occidentale exportait des matières premières et des produits manufacturés. Les Anglais vendaient des vêtements en laine, les Hollandais du hareng salé, la laine était produite en Espagne, la France exportait du sel ; l'Europe du Sud se distinguait également par ses vins, ses fruits et son huile. Les villes italiennes et allemandes ces routes favorisaient et finançaient le commerce. Cependant, au Moyen Âge, les échanges entre l'Europe et l'Asie étaient rares, car le transport terrestre était coûteux et les marchandises européennes ne valaient pas assez pour être exportées vers l'Orient.

Est ainsi que cette doctrine de pensée économique, connue sous le nom de mercantilisme, prévalait en Europe aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles et prônait que l'État devait exercer un contrôle strict sur l'industrie et le commerce pour accroître la puissance de la nation en parvenant à ce que les exportations surpassent les importations. Le mercantilisme n'était pas vraiment une doctrine formelle et cohérente, mais un ensemble de convictions fortes, parmi lesquelles l'idée qu'il était préférable d'exporter vers des pays tiers plutôt que d'importer des biens ou de commercer à l'intérieur du pays lui­même ; la conviction que la richesse d'une nation dépend avant tout de l'accumulation d'or et d'argent ; et l'hypothèse que l'intervention publique dans l'économie est justifiée si elle est visant à atteindre les objectifs ci­dessus.

Le développement de la voile et de transports efficaces aux XVe et XVIe siècles a contribué à une expansion rapide du commerce. Avec la baisse du coût du transport de lourdes cargaisons sur de longues distances, les céréales ont commencé à être importées à grande échelle de la Baltique vers les Pays­Bas et d'autres pays européens. Les nouvelles routes maritimes entre l'Europe et l'Orient ont permis d'importer d'Asie, à moindre coût, des volumes de marchandises supérieurs à ceux transportés par voie terrestre. La découverte de l'Amérique a donné naissance au commerce de nouveaux produits, comme le tabac et le bois.

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L'exploitation espagnole des grandes mines d'or et d'argent mexicaines et péruviennes transforma radicalement le commerce international. L'Europe possédait enfin un bien – les métaux précieux – très recherché en Extrême­Orient. En échange de marchandises asiatiques, l'Europe offrait des pièces d'argent frappées au Mexique, en Espagne, en Italie et aux Pays­Bas. Grâce aux technologies et techniques développées grâce à la navigation transocéanique, les Européens monopolisèrent le marché naval asiatique. Voiliers européens transportait du cuivre japonais vers la Chine et l'Inde, des produits textiles en coton indien vers l'Asie du Sud et des tapis persans vers l'Inde.

Les approches mercantilistes de la politique économique se sont développées avec l'émergence des États­nations modernes. Une tentative a été faite pour éliminer les barrières commerciales internes établies au Moyen Âge, qui permettaient la perception de taxes sur les marchandises par l'imposition de droits de douane dans chaque ville ou rivière traversée. La croissance des industries a été encouragée car elles permettaient aux gouvernements de générer des revenus en collectant des impôts qui, à leur tour, leur permettaient de financer les dépenses militaires.

De même, l’exploitation des colonies était une méthode considérée comme légitime pour obtenir des métaux précieux et des matières premières pour leurs industries.

Le mercantilisme a largement contribué à stimuler la croissance de l'industrie, mais il a également suscité de vives réactions contre ses postulats. L'utilisation des colonies comme fournisseurs de ressources et leur exclusion des circuits commerciaux ont donné lieu, entre autres, à des événements tels que la guerre d'indépendance américaine, car les colons cherchaient à obtenir librement leur propre bien­ être économique. Parallèlement, les industries européennes, nées du système mercantiliste, ont connu une croissance suffisante pour fonctionner sans la protection de l'État. La doctrine du libre­échange s'est progressivement développée. Les économistes affirmaient que la réglementation gouvernementale ne pouvait se justifier que si elle visait à garantir le libre marché, car la richesse nationale était la somme de toutes les richesses individuelles et le bien­être de tous était plus facilement assuré si chacun pouvait rechercher son propre intérêt sans limites. Cette nouvelle approche se reflète notamment dans l'ouvrage La Richesse des nations (1776) de l'économiste écossais Adam Smith. Dès 1750, le commerce des biens essentiels était bien plus important que celui des épices. Dans les années suivantes, le commerce a connu une nouvelle transformation, cette fois due à la révolution industrielle. La première révolution industrielle ayant eu lieu en Europe, celle­ci est devenue le centre d'un réseau commercial mondial tout au long du XIXe siècle.

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